SYNOPSIS
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I/- NEARI, une jeune et jolie villageoise, est une infirmière travaillant dans un hôpital de district de la province de Siemreap-Angkor (Cambodge). Au commencement du film, on la voit assise, toute seule, et en pleurs, sur la pierre d’une ruine d’Angkor dominant son village, un village typique de paysans khmers.
Elle contemple le coucher du soleil.
Elle se remémore son récent passé : son idylle et sa vie sans heurts avec son époux (SEIHA) mort récemment, victime d’une explosion de landmine.
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II/- Flash-Back (Le film montre alors aux spectateurs l’histoire de NEARI dans un récent passé).
Une jeep du C.N.S. transporte SEIHA (un chirurgien khmer de 39 ans venu de France) en roulant sur une route provinciale.
La jeep arrive devant un hôpital de district. SEIHA en descend. Il est accueilli à l’entrée de l’hôpital par le Médecin-Chef et une jeune et jolie infirmière (NEARI elle-même).
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III/- Dans le Bureau du Médecin-Chef, celui-ci félicite SEIHA de s’être porté volontaire pour servir le peuple en zone rurale, alors qu’il avait un bon poste dans une clinique de luxe en France.
Après tant d’années de guerre et de tragédie, le Cambodge retrouve la paix et l’unité nationale. Mais son sol est encore « truffé » de mines. Chaque semaine apporte son lot de blessés dont certains très graves qu’il faut opérer. Le Médecin-Chef est lui-même un chirurgien, mais SEIHA n’est pas de trop dans la section « chirurgie » de petit hôpital.
Le Dr CHHUM (le Médecin-Chef) présente NEARI (orpheline de mère et, aujourd’hui, infirmière servant dans la section chirurgie) à SEIHA.
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IV/- En tant que son assistante, NEARI est appelée à travailler chaque jour aux côté de SEIHA qui doit opérer des compatriotes des mines (landmines).
Une estime et une admiration réciproques rapprochent chaque jour davantage SEIHA et NEARI.
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V/- SEIHA est heureux de retrouver au village une cousine éloignée, DARA, laquelle l’oblige vivre chez elle. DARA est institutrice à l’école élémentaire du village. Son mari est un ex-officier, aujourd’hui grand invalide de guerre.
DARA délaisse son mari (le Capitaine SOK) très diminué par suite de son infirmité due à la guerre, où il a fait preuve d’une grande bravoure. Mais l’infirmité de SOKH éloigne de lui son épouse, laquelle est aux petits soins pour son cousin, le Dr SEIHA, et ne pense qu’à séduire ce dernier.
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VI/- SEIHA et NEARI, très amoureux l’un de l’autre, décident de se marier. Mariage au pied du BAYON, béni par un « Achar » bouddhiste. Tout le village s’en réjouit, sauf DARA, laquelle ne tardera pas à faire intrusion chez BUTH, le père de NEARI, et casse les modestes vaisselle et verres de M. BUTH, pensant par cet acte de vandalisme, se venger « comme il convient » de l’heureux couple (SEIHA et NEARI).
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VII/- De retour chez elle, DARA, après avoir jeté dans la ruelle devant sa maison le peu que possédait SEIHA, annonce à son mari qu’elle demande le divorce et quitte le village siemreapois pour aller vivre à Phnom Penh.
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VIII/- NEARI et sa soeur ainée (Mme Dr. BOPHA, chargé de l’atelier de prothèses pour les handicapés), en plus de leur dur travail à l’hôpital et à l’atelier, s’occupent du bien-être du Capitaine SOK, héros de guerre et malheureux époux délaissé par DARA.
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IX/- M. BUTH, le père de NEARI récolte dans un champ des produits se ce champ. Il est aidé dans son travail par le petit CHAMROEUN, son fils cadet et petit frère de NEARI.
Entre parenthèses, CHAMROEUN était l’un des élèves de DARA, avant le départ de celle-ci pour Phnom Penh.
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X/- De retour de l’hôpital de leur district, en Siemreap, SEIHA et NEARI sont plongés dans une profonde douleur en constatant que, chez lui, le Capitaine SOK s’était suicidé.
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XI/- Cérémonie bouddhique d’incinération de la dépouille mortelle du Capitaine SOK. Y assistent, très tristes, SEIHA, NEARY, BOPHA, BUTH, le petit CHAMROEUN. Prières par des moines bouddhistes.
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XII/- A Phnom Penh, la belle et frivole DARA mène joyeuse vie. Elle est très choyée par son nouvel «amour», un riche banquier.
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XIII/- Avec l’approbation de NEARI, le Dr Chirurgien SEIHA se porte volontaire pour accompagner un groupe de démineurs dans une région particulièrement impaludée et minée.
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XIV/- Le Flash-Back s’achève. Le Film montre de nouveau NEARI.
NEARI, seule, contemple tristement le coucher du soleil.
On entend, dans le Film, la voix «off» de NEARI : « Le Cambodge et son peuple ne méritent pas tant de malheurs et de misères, lesquels n’ont que trop duré. Depuis 1991, notre Patrie et notre peuple recouvrent certes la paix, une paix relative. Mais il reste encore tant de problèmes à résoudre.
O Seigneur Bouddha ! Mon mari a donné sa vie pour le salut nationale. Il l’a fait par patriotisme, mais aussi parce qu’il était profondément fidèle à Votre auguste Dhamma de compassion pour ceux qui souffrent et ont besoin d’être secourus. Faites, Seigneur, que les sacrifices des héros tels que lui ne soient pas vains et que vive le Kampuchea dans l’honneur et la vraie paix ! »